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Le
désir légitime de chacun, lorsque l’on
avance en âge, est de demeurer à domicile
le
plus longtemps possible, soutenu en cela par les nombreuses
aides mises en place depuis
des années. Nombreux cependant sont ceux qui pour
des raisons sociales ou médicales,
ont choisi ou sont contraints de résider dans un établissement
d’hébergement pour
personnes âgées.
En Rhône Alpes, ce sont plus de 900 institutions
représentant plus de 56.000 lits qui les
accueillent.
L’allongement de la durée de la vie, fait
de la prise en charge des personnes âgées
et
particulièrement de celles en perte d’autonomie,
un enjeu majeur pour nos sociétés, tant
sur le plan médical que social.
En Avril 2001, l’Union Professionnelle des médecins
libéraux avait conduit en Rhône
Alpes une vaste enquête auprès de l’ensemble
des établissements hébergeant des
personnes âgées. L’objectif était
de faire le point, alors que de profondes modifications
du fonctionnement se profilaient, sur la coordination médico-sociale
interne et externe,
les relations entre les soignants, les difficultés
rencontrées par les responsables de ces établissements.
Deux ans après, alors que la réforme de la
prise en charge en institution commence à se
mettre en place, il nous a semblé indispensable
de faire le point avec l’ensemble des
acteurs, institutionnels, professionnels des secteurs médicaux
et sociaux.
La « réforme de la tarification des Etablissements
Hébergeant des Personnes Agées
Dépendantes » (EHPAD) annoncée dans
l’arrêté du 26 Avril 1999, crée,
en plus de
modifications profondes de financement, un statut nouveau
de « médecin
coordonnateur ». Le texte stipule que « le
principe d’un médecin coordonnateur
compétent en gérontologie, répond à un
objectif de santé publique par une meilleure
qualité de prise en charge gérontologique,
dans un cadre nécessaire de maîtrise des
dépenses de santé »
Progressivement, avec l’appui de textes d’application,
cette réforme se met en place en
Rhône Alpes.
Les difficultés rencontrées sont incontestables.
Les échanges avec les professionnels de
santé et particulièrement les instances représentant
la médecine ambulatoire n’ont pas étéà
la hauteur des espérances de chacun au regard d’aussi
profonds bouleversements. Les établissements eux
mêmes entrent dans la réforme
parfois avec peine. En octobre 2001,
au cours du Congrès organisé à Strasbourg
sur ce thème, les représentants des Unions
professionnelles d’Ile de France et de Rhône
Alpes avaient souligné les problèmes qui
ne
manqueraient pas de se poser.
Emile Olaya |
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