|
La
population étudiée est celle des femmes de
50 à 74 ans résidant en Rhône-Alpes
et venant faire une mammographie pendant la semaine du 3
au 8 décembre 2001 dans une des structures de radiologie
sélectionnées, quel qu'en soit le motif.
Pour chaque femme, un court questionnaire anonyme a été
rempli. Il renseignait sur son âge, sa profession,
son lieu de résidence, le prescripteur de l'examen,
le suivi de la patiente, et le caractère préventif
ou diagnostique de la mammographie.
Globalement, le critère le plus discriminant dans
l'accès à la mammographie pour les femmes
de 50-74 ans est l'âge, la profession et la commune
de résidence variant peu. Pour le Rhône, la
Loire et l'Isère, les femmes de 55-59 ans sont sur-représentées
tandis que les classes d'âge des plus de 65 ans sont
sous-représentées.
Les résultats pour le Rhône et la Loire indiquent
qu'il y a coexistence à parts égales du dépistage
individuel et du dépistage organisé, avec
cependant quelques différences entre les patientes
de ces deux systèmes. Les femmes de 50-54 et 70-74
ans sont plus nombreuses à venir sur prescription
individuelle ; et l'activité préventive est
de trois mammographies sur quatre parmi les prescriptions
individuelles (contre 97% sur invitation d'un programme).
Les gynécologues prescrivent plus de mammographies
que les généralistes dans les trois zones,
alors qu'ils sont onze fois moins nombreux, ce qui suggère
qu'ils jouent un rôle différent.
La mammographie est d'abord une activité du secteur
privé, principalement des cabinets de radiologie
libéraux.
Les hôpitaux publics ont une activité hebdomadaire
plus faible. Cependant, ils sont plus attractifs pour les
femmes venant faire une mammographie diagnostique dans le
Rhône et la Loire. Dans les départements sans
programme de dépistage organisé, ils sont
plus attractifs pour les femmes résidant dans une
commune rurale, celles âgées de 70-74 ans et
celles dont la mammographie a été prescrite
par le généraliste.
EMILE
OLAYA
|
|