Cette étude
montre un taux de réponses bien supérieur
au taux de réponses habituel d’enquêtes
de ce type puisque plus de 80% des médecins et
des structures ont pu être analysés grâce
au questionnaire. Les pathologistes rhônalpins
ont la même structure d’âge que l’ensemble
de leurs collègues français et à peu
de choses près, la même activité que
l’ensemble des spécialistes de la Région
Rhône-Alpes avec une amplitude de travail moyenne
importante de 10 heures par jour, 5 jours par semaine.
Les anatomopathologistes consacrent 6 jours par an en
moyenne à leur formation.
La
féminisation de cette spécialité est également
relativement importante, plus de 67%. Comme pour beaucoup
des spécialités médicales se pose
le problème du renouvellement des praticiens partant à la
retraite puisque seuls 20 anatomopathologistes par an seront
formés en France, dans les 5 années qui viennent.
On peut craindre de ce fait une réduction de presque
de moitié du nombre de pathologistes entre 2004
et 2020 si l’évolution reste la même.
Les
anatomopathologistes sont très impliqués
dans les réseaux et notamment dans les réseaux
de cancérologie, plus de la moitié d’entre
eux seraient volontaires pour participer à un Groupe
Expert. Toutes les structures sont bien évidemment
informatisées, la grande majorité d’entre-elles
de façon tout à fait moderne. La grande majorité des
responsables de structures d’anatomo-cyto-pathologie
se disent également favorables à un regroupement
de leurs structures en Rhône-Alpes afin de faciliter
des interactions avec des réseaux de soins en cancérologie.
Une évolution de la profession est donc à prévoir
et il faudra savoir l’anticiper.
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