L'Isère
présente la caractéristique d'être
un département dont une partie importante du territoire
est en zone de montagne (avec un double incidence : existence
de larges secteurs très peu peuplés et
d'accès malcommode et existence de flux saisonniers
importants en période touristique hivernale).
Pourtant,
malgré ce handicap surajouté, l'ensemble
des acteurs libéraux et hospitaliers de la permanence
des soins ont collaboré de manière satisfaisante
dans le cadre de l'ADAMU 38, en particulier grâce
au financement complémentaire apporté par
les collectivités locales (Conseil Général,
Ville de Grenoble et Communauté d'Agglomération).
L'Isère est ainsi l'un des rares départements
où ait survécue une régulation libérale
au sein du CRRA et l'on note qu'à Grenoble, à l'inverse
de ce qui peut être observé les nuits de
semaine dans d'autres villes, les médecins libéraux
n'ont pas totalement abandonné la permanence des
soins à des structures "spécialisées".
Différents
obstacles (en particulier financiers) ont cependant conduit à la
cessation d'activité de l'ADAMU,laquelle a été récemment
remplacée par la FIPSEL. Face à la prégnance
du problème, face à la
nécessité d'imaginer rapidement des solutions,
la FIPSEL a souhaité dresser un état des lieux
départemental, décrivant l'existant, analysant
les difficultés rencontrées par les généralistes,
recueillant l'opinion des élus locaux sur ce problème
et mesurant l'éventuel engagement des
collectivités locales pour aider à trouver
des solutions opérantes La réalisation de cet état
des lieux a pris la forme d'une enquête exhaustive
auprès des 1180 généralistes isérois, à laquelle
ont répondu 54% d'entre eux, doublée d'une étude
complémentaire spécifique auprès des
responsables de secteurs de garde et d'une enquête
auprès de 118 élus locaux (Conseillers généraux,
Maires et Présidents de Communautés de communes), à laquelle
ont répondu 57% des personnes sollicitées.
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