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Synthèse
des résultats
Le premier enseignement tiré de cette étude
est l'estimation de la masse représentée par
les consultations non programmées. Au total, 683
CNP d'enfants de moins de 18 ans ont été notifiées
lors de la première enquête, 1183 lors de la
seconde. Une pondération complexe a été
réalisée pour estimer le nombre réel
de CNP durant les deux périodes d'observation. Celle-ci
prenait en compte tout à la fois la fraction de sondage,
le taux de non-réponse et la proportion de cabinets
fermés. Le modèle mathématique réalisé
a permis d'estimer à 1813 le nombre de CNP le samedi
et 4576 le jeudi. Une réelle prudence s'impose quant
à cette estimation car elle repose sur un certain
nombre d'hypothèses dont la véracité
ne peut être absolument garantie.
Le second enseignement est la détermination de la
part relative occupée par les différentes
filières médicales : le poids de la médecine
de ville apparaît considérable dans la prise
en charge des CNP : 82% le samedi (70% pour les généralistes
et 12% pour les pédiatres) et 93% en semaine (75%
pour les généralistes et 18% pour les pédiatres).
La part des sites d'accueil des urgences des HCL est de
13% le samedi et 4% en semaine, celle des établissements
privés de 5% le samedi et 2% en semaine. On rappelle
que ces chiffres n'incluent pas l'activité de SOS
Médecins. Par ailleurs, outre l'incertitude relative
aux hypothèses de pondération, on doit signaler
que certains biais ont pu contribuer à minimiser
quelque peu les cas hospitaliers mais ceci reste marginal.
On voit donc que les chiffres présentés doivent
être considérés avec une certaine prudence,
même si l'ordre de grandeur précédemment
décrit ne être radicalement remis en cause.
La part relative des différentes filières
évolue en fonction du jour et de l'horaire. Ainsi,
le samedi après-midi, les structures publiques et
privées prennent-elles en charge 47% des CNP (dont
31% pour les seuls HCL), tandis qu'elles assurent 77% de
cette prise en charge le samedi après 20H et 40%
en semaine après 20H (persistance d'une forte activité
libérale de 20H à 21H).
L'étude a également montré la part
très importante des consultations non programmées
parmi l'ensemble de l'activité des libéraux
puisque celles-ci représentent 79% des consultations
pédiatriques effectuées par les généralistes
en semaine, 71% le samedi, tandis qu'elles constituent 53%
des consultations de pédiatres, en semaine comme
le samedi.
Les principaux autres résultats de l'enquête
sont les suivants :
- en semaine comme le week-end, plus de 50% des CNP sont
données pour une symptomatologie évoluant
depuis plus de 24 heures, et depuis 3 jours ou plus dans
20% des cas en semaine et 27% des cas le samedi.
- lorsque la CNP a lieu en médecine de ville, elle
se déroule, la plupart du temps, chez le médecin
traitant de l'enfant : 85% en semaine et 71% le samedi.
- Le délai médian d'attente entre l'arrivée
au cabinet ou dans la structure et la prise en charge est
de 15 minutes, il avoisine 30 minutes dans les services
d'urgences des HCL. Plus de 80% des patients (ou des familles)
ont jugé ces délais satisfaisants (mais 20
% les ont considérés franchement insatisfaisants
aux HCL en semaine)
- S'agissant de l'accueil, 95% des patients ou des familles
le jugent satisfaisant.
- Plus d'une fois sur quatre, la CNP a été
précédée par un contact médical
dans les 24 heures.
- Dans 40% des cas, les parents considéraient que
le problème était a priori bénin, au
contraire, dans 14% à 17% des cas, ils le considéraient
a priori comme franchement sérieux, voire grave.
On relève que dans 15% environ des cas, les parents
ont amené leur enfant dans un service d'accueil des
urgences des HCL pour un problème qu'ils considéraient
a priori bénin, c'est également de cas du
tiers des recours aux gardes généralistes
en semaine.
- les motifs mis en avant par les parents pour expliquer
la non programmation du recours sont majoritairement liés
au problème médical présenté
(douleur, gêne physique, peur de la survenue de complications,
plus rarement gravité suspectée). Mais des
motifs tels que la commodité personnelle, l'approche
du week-end ou l'absence du médecin traitant pour
les CNP hospitalières : une fois sur quatre en semaine
et une fois sur deux le samedi.
- la gravité du problème médical n'est
pas l'élément principal qui motive le recours
à une structure plutôt qu'à un médecin
de ville. Sont plus souvent cités le fait que l'on
a tout sur place et l'impossibilité d'un recours
ambulatoire (cabinet fermé ou médecin ne prenant
pas en urgence ou personne n'ayant pas de médecin
traitant).
Lors de l'enquête réalisée au printemps,
les signes ORL dominaient largement la scène dans
les CNP notifiées (40%). L'étude conduite
en début d'hiver ne faisait pas apparaître
de modification radicale : les troubles ORL (pratiquement
50%) et la symptomatologie respiratoire (25%) prédominaient.
Bien entendu, les signes présentés diffèrent
selon l'âge de l'enfant (davantage de troubles respiratoires
chez les plus jeunes, davantage de problèmes ostéo-articulaires
et traumatiques chez les adolescents), de même qu'ils
diffèrent selon la filière médicale
(les troubles 0RL étant essentiellement pris en charge
en libéral, les problèmes ostéo-articulaires
et traumatiques l'étant essentiellement dans les
structures). Chez les moins de 2 ans, les bronchiolites
représentaient 16% de l'ensemble des CNP notifiées
en hiver.
- Plus de 9 fois sur 10, en libéral comme dans les
structures, la CNP correspondait à un état
clinique stable, a priori non susceptible de s'aggraver,
les états évolutifs susceptibles de s'aggraver
ne représentaient que 6% à 8% des CNP.
- dans plus de 80% des cas (mais seulement 30% à
40% aux HCL et 30 à 40% dans les structures), la
CNP n'a donné lieu à la réalisation
ou à la prescription d'aucun acte complémentaire
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