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PRISE EN CHARGE DES CONSULTATIONS PÉDIATRIQUES NON PROGRAMMÉES DANS L'AGGLOMÉRATION LYONNAISE.
UPML Rhône-Alpes,
mai 2002



Synthèse des résultats

Le premier enseignement tiré de cette étude est l'estimation de la masse représentée par les consultations non programmées. Au total, 683 CNP d'enfants de moins de 18 ans ont été notifiées lors de la première enquête, 1183 lors de la seconde. Une pondération complexe a été réalisée pour estimer le nombre réel de CNP durant les deux périodes d'observation. Celle-ci prenait en compte tout à la fois la fraction de sondage, le taux de non-réponse et la proportion de cabinets fermés. Le modèle mathématique réalisé a permis d'estimer à 1813 le nombre de CNP le samedi et 4576 le jeudi. Une réelle prudence s'impose quant à cette estimation car elle repose sur un certain nombre d'hypothèses dont la véracité ne peut être absolument garantie.
Le second enseignement est la détermination de la part relative occupée par les différentes filières médicales : le poids de la médecine de ville apparaît considérable dans la prise en charge des CNP : 82% le samedi (70% pour les généralistes et 12% pour les pédiatres) et 93% en semaine (75% pour les généralistes et 18% pour les pédiatres). La part des sites d'accueil des urgences des HCL est de 13% le samedi et 4% en semaine, celle des établissements privés de 5% le samedi et 2% en semaine. On rappelle que ces chiffres n'incluent pas l'activité de SOS Médecins. Par ailleurs, outre l'incertitude relative aux hypothèses de pondération, on doit signaler que certains biais ont pu contribuer à minimiser quelque peu les cas hospitaliers mais ceci reste marginal. On voit donc que les chiffres présentés doivent être considérés avec une certaine prudence, même si l'ordre de grandeur précédemment décrit ne être radicalement remis en cause.
La part relative des différentes filières évolue en fonction du jour et de l'horaire. Ainsi, le samedi après-midi, les structures publiques et privées prennent-elles en charge 47% des CNP (dont 31% pour les seuls HCL), tandis qu'elles assurent 77% de cette prise en charge le samedi après 20H et 40% en semaine après 20H (persistance d'une forte activité libérale de 20H à 21H).
L'étude a également montré la part très importante des consultations non programmées parmi l'ensemble de l'activité des libéraux puisque celles-ci représentent 79% des consultations pédiatriques effectuées par les généralistes en semaine, 71% le samedi, tandis qu'elles constituent 53% des consultations de pédiatres, en semaine comme le samedi.

Les principaux autres résultats de l'enquête sont les suivants :

- en semaine comme le week-end, plus de 50% des CNP sont données pour une symptomatologie évoluant depuis plus de 24 heures, et depuis 3 jours ou plus dans 20% des cas en semaine et 27% des cas le samedi.

- lorsque la CNP a lieu en médecine de ville, elle se déroule, la plupart du temps, chez le médecin traitant de l'enfant : 85% en semaine et 71% le samedi.

- Le délai médian d'attente entre l'arrivée au cabinet ou dans la structure et la prise en charge est de 15 minutes, il avoisine 30 minutes dans les services d'urgences des HCL. Plus de 80% des patients (ou des familles) ont jugé ces délais satisfaisants (mais 20 % les ont considérés franchement insatisfaisants aux HCL en semaine)

- S'agissant de l'accueil, 95% des patients ou des familles le jugent satisfaisant.

- Plus d'une fois sur quatre, la CNP a été précédée par un contact médical dans les 24 heures.

- Dans 40% des cas, les parents considéraient que le problème était a priori bénin, au contraire, dans 14% à 17% des cas, ils le considéraient a priori comme franchement sérieux, voire grave. On relève que dans 15% environ des cas, les parents ont amené leur enfant dans un service d'accueil des urgences des HCL pour un problème qu'ils considéraient a priori bénin, c'est également de cas du tiers des recours aux gardes généralistes en semaine.

- les motifs mis en avant par les parents pour expliquer la non programmation du recours sont majoritairement liés au problème médical présenté (douleur, gêne physique, peur de la survenue de complications, plus rarement gravité suspectée). Mais des motifs tels que la commodité personnelle, l'approche du week-end ou l'absence du médecin traitant pour les CNP hospitalières : une fois sur quatre en semaine et une fois sur deux le samedi.

- la gravité du problème médical n'est pas l'élément principal qui motive le recours à une structure plutôt qu'à un médecin de ville. Sont plus souvent cités le fait que l'on a tout sur place et l'impossibilité d'un recours ambulatoire (cabinet fermé ou médecin ne prenant pas en urgence ou personne n'ayant pas de médecin traitant).
Lors de l'enquête réalisée au printemps, les signes ORL dominaient largement la scène dans les CNP notifiées (40%). L'étude conduite en début d'hiver ne faisait pas apparaître de modification radicale : les troubles ORL (pratiquement 50%) et la symptomatologie respiratoire (25%) prédominaient. Bien entendu, les signes présentés diffèrent selon l'âge de l'enfant (davantage de troubles respiratoires chez les plus jeunes, davantage de problèmes ostéo-articulaires et traumatiques chez les adolescents), de même qu'ils diffèrent selon la filière médicale (les troubles 0RL étant essentiellement pris en charge en libéral, les problèmes ostéo-articulaires et traumatiques l'étant essentiellement dans les structures). Chez les moins de 2 ans, les bronchiolites représentaient 16% de l'ensemble des CNP notifiées en hiver.

- Plus de 9 fois sur 10, en libéral comme dans les structures, la CNP correspondait à un état clinique stable, a priori non susceptible de s'aggraver, les états évolutifs susceptibles de s'aggraver ne représentaient que 6% à 8% des CNP.

- dans plus de 80% des cas (mais seulement 30% à 40% aux HCL et 30 à 40% dans les structures), la CNP n'a donné lieu à la réalisation ou à la prescription d'aucun acte complémentaire


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